L'emploi
Situation de l'emploi

Une enquête annuelle
Le point sur la situation de l’emploi est fait chaque année par l’enquête Besoins de main- d’œuvre (BMO) réalisée par Pôle emploi et le CREDOC.
Département de Loire-Atlantique
L'enquête annuelle 2026 recense 57 440 projets d'emploi, avec un taux de difficulté moyen de 50 %. Ces deux indicateurs sont en légère baisse par rapport à 2025, le maximum ayant été atteint en 2023 avec un taux de difficultés de 70 %. La tendance est analogue au niveau national, mais le nombre de projets et le taux de difficultés restent supérieurs aux années antérieures à 2019.
Bassin d'emploi de Nantes
L'enquête annuelle 2026 recense 14 métiers de premier niveau de qualification pour lesquels la difficulté à recruter est supérieure ou égale à 30 %. Soit au total 6 720 projets d'emploi accessibles à des personnes peu qualifiées avec des fortes difficultés à recruter. Parmi eux 2 métiers avec 100 % de difficultés dans l'industrie, et le maraîchage à 91 %.
Une autre enquête (DARES) indique le nombre d’emplois vacants évalués au niveau national fin 2025 à 458 000 (pour 215 000 début 2021), et en très forte augmentation par rapport aux années 2000, où ce nombre variait de 50 à 60 000.
L'INSEE a repris les données depuis 2015 et montre que les difficultés de recrutement en Pays de la Loire ont doublé en huit ans. Voir le résumé de la publication.

Les 14 métiers de premier niveau de qualification les plus tendus en Loire-Atlantique en 2026.

Analyse
Il s’agit d’une situation classique en période de reprise économique et quasi-permanente pour les métiers difficiles.
Le fait d’ouvrir ces emplois à des migrants ne diminue pas le nombre de postes que les Français peuvent occuper, au contraire. Pour deux raisons :
- Un grand nombre de Français, même chômeurs, ne postulent pas à ces emplois (le taux de tension offres/demande en témoigne) ;
- Les postes pourvus par des migrants constituent une source de valeur ajoutée pour l’entreprise : de ce fait, chaque nouvel emploi permet de développer l’activité locale, c’est-à-dire de créer des revenus dans d’autres secteurs, qui seront de nouvelles opportunités d’emplois (indirects et induits) pour les Français.
Il faut bien sûr être vigilant sur ce sujet, de manière à ce que les embauches de réfugiés ne se fassent pas au détriment des conditions d’emploi globales. Ceci en particulier pour les emplois qualifiés (risque de mise en concurrence et de pression à la baisse des salaires), et pour les emplois saisonniers (risque de précarité accrue de ce type d’emplois).
Trois secteurs d’activité sont ouverts aux demandeurs d’asile titulaires d’une autorisation temporaire de travail : maraîchage (agriculture et agroalimentaire par extension), bâtiment, nettoyage (en hôtellerie restauration par extension) mais toutes les entreprises peuvent recruter des demandeurs d’asile si elles justifient, argumentent, leur besoin de main d’œuvre.
La situation fin 2025
Selon les données de la DARES au niveau national le nombre d'emplois déclarés vacants par les employeurs reste à un niveau historiquement élevé. Au niveau national, le nombre d’emplois vacants a triplé entre 2016 et 2022, passant de 225 000 à 670 000, puis il a diminué depuis, soit 450 000 fin 2025. Pour la Loire-Atlantique, on peut estimer à plus de 10 000 le nombre d’emplois vacants (prorata du nombre de salariés et du taux de difficultés de recrutement).


Sources documentaires
Enquête BMO 2024 https://statistiques.pole-emploi.org/bmo
DARES https://dares.travail-emploi.gouv.fr/donnees/les-emplois-vacants
https://www.strategie.gouv.fr/publications/metiers-2030-perspectives-de-recrutement-region
Arnaud du Crest, Difficultés de recrutement en période de chômage, L’Harmattan, 2001.
